Comment choisir l’assurance de chalet ou résidence secondaire

En raison de la complexité des avenants, assurer son chalet est souvent source de frustrations. Parce que vous habitez votre chalet de façon temporaire, votre protection dépendra de l’usage dont vous faites de votre propriété et de son état général.

Chalet saisonnier ou résidence secondaire?

Si vous n’y habitez que l’été, ou l’hiver pour le ski, ou encore pendant trois saisons, quelques fins de semaine par année ou une fois par mois, alors votre propriété sera couverte par une assurance habitation saisonnière. Il s’agira d’un contrat de base avec des protections assez limitées.

Par contre, si vous y habitez toutes l’année, et que vos absences ne dépassent habituellement pas plus de 4 jours (cette période varie selon les assureurs), on pourra considérer votre habitation comme une résidence secondaire. Ce statut vous permettra de bénéficier de l’assurance de propriétaire occupant où vous pourrez opter pour les contrats tous risques, formule étendue ou risques désignés.

Le contrat tous risques s’apparente à la couverture d’une résidence principale, avec quelques différences. Sachez que plusieurs assureurs refuseront d’assurer votre chalet ou votre résidence secondaire, si vous n’assurez pas votre résidence principale avec eux.

À vos risques, désignés

En résumé, vos résidences principale et secondaire peuvent être couvertes par une assurance tous risques, mais malheureusement pas votre chalet. Ce dernier sera couvert par la garantie « risques désignés », ce qui signifie que toutes les couvertures doivent être spécifiées et calculées séparément, selon vos besoins et les risques plus ou moins grands qu’assumera votre assureur.

Les risques de base auxquels vous devriez prémunir votre chalet sont :

  • L’incendie:  qui est toujours couvert, c’est la base d’un contrat d’assurance habitation. On ne peut jamais exclure le feu.
  • La responsabilité civile : cette clause est indispensable si un invité se blesse dans votre escalier, si un de vos arbres endommage la toiture du voisin ou que des étincelles de votre feu de camp enflamment le garage de ce même voisin.
  • Protection du contenu de base, jusqu’à un maximum de 20 000 $ (varie selon les assureurs) : une assurance de biens meubles couvrira le contenu permanent de votre nid douillet en cas d’incendie. Les biens que vous déplacez sont couverts par l’assurance de votre résidence principale (par ex. bicyclette, caméra, ordinateur…). N’oubliez pas de dresser une liste détaillée de vos biens permanents avant, plutôt qu’après. Au lieu de faire une liste écrite, simplement filmer ou photographier chacune des pièces du chalet et conserver précieusement les photos à l’extérieur du chalet.

Les risques que vous devrez spécifier, et payer séparément pour votre chalet sont :

  • Le vol (coûteux, souvent non offert).
  • Le vandalisme (coûteux, souvent non offert).
  • Les dégâts causés par l’eau (très coûteux, ou non offert).
  • Les dommages causés par le poids de la neige. Autrefois inclus dans le contrat de base, mais depuis les importantes chutes de neige de 2006-2007, ils sont maintenant calculés séparément.
  • Les dommages aux dépendances (remise, cabanon, garage détaché, abri de bateau…). Leur couverture de base ne dépasse pas 10 % de la couverture du bâtiment principal. Si vous désirez plus (par ex. un garage avec une chambre au grenier), vous devrez le spécifier et payer plus.

Par contre, aucun assureur ne couvrira votre chalet pour les risques suivants :

  • Refoulement d’égouts
  • L’équipement de jardin (meubles, outils…)
  • Clôtures, arbres, arbustes et plantes d’intérieur
  • Nourriture dans un congélateur

Louez Dieu, pas votre chalet

Plusieurs assureurs refuseront de vous assurer si vous louez votre chalet à court ou long terme. D’autres le permettront seulement si vous souscrivez à une assurance propriétaire, c.a.d. une assurance pour immeuble locatif (plus coûteuse).

Vous verrez aussi à exiger que vos locataires possèdent leur propre assurance locataire, et demanderez un dépôt en cas de dommage et des chèques de loyer à l’avance. Si vous omettez de mentionner à votre assureur que vous louez votre chalet, il peut refuser de payer en cas de réclamation.

Ça va chauffer!

Les assureurs sont très pointilleux sur le type de chauffage principal et auxiliaire de votre refuge en forêt. Si votre source principale de chauffage se fait au bois, préparez-vous à recevoir une facture assez salée. La proximité d’une borne-fontaine (moins de 300 m) ou d’un service d’incendie (moins de 8 km) jouera aussi dans le prix de votre police. Attendez-vous à la visite d’un représentant de votre assureur, si vous utilisez un poêle à bois comme chauffage principal ou d’appoint.

L’état de votre refuge forestier?

Comme pour une résidence principale, plusieurs facteurs influenceront le prix de l’assurance que vous aurez à payer, tels que :

  • L’âge du bâtiment et les travaux de rénovation déjà effectués
  • Les travaux effectués à la plomberie ainsi que l’âge du chauffe-eau. Si votre réservoir est âgé de plus de 10 ans, on peut vous forcer à le changer pour obtenir une couverture sur les dégâts d’eau.
  • L’âge du revêtement de la toiture. Si elle a plus de 20 ans, l’assureur peut vous obliger à le remplacer.
  • L’âge de l’installation électrique. Si votre bâtiment ne possède qu’une entrée électrique de 80 ampères, ou d’anciens fusibles versus des disjoncteurs, la compagnie d’assurance peut refuser de vous assurer.
  • L’âge de votre réservoir de mazout, et sa localisation. Si ce dernier est situé à l’extérieur du bâtiment, plusieurs assureurs refuseront de vous assurer. S’il est situé à l’intérieur et qu’il est âgé de plus de 20 ans, attendez-vous que l’on vous demande de le remplacer.

Reconstruire en région éloignée

Il est important de se rappeler que lorsque votre assureur estimera la valeur de reconstruction de votre chalet, l’estimation pourra s’avérer beaucoup plus élevée que sa valeur marchande, du fait de l’éloignement, des coûts de transport, de la rareté des corps de métier et du prix élevé des matériaux.





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